La mort de Lyhanna, un système structurellement dysfonctionnel
En janvier 2021, Emmanuel Macron s’adressait aux victimes d’incestes et de violences sexuelles : “On est là. On vous écoute. On vous croit.“ Cette déclaration inaugurait la mission de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE). En novembre 2023, elle remettait au gouvernement 82 préconisations et un verdict sans appel : un enfant est victime de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes et 97 % des pédocriminels ne sont jamais condamnés.
En 2026, rien se semble avoir changé.
Ce vendredi 5 juin, Gérald Darmanin a présenté ses “excuses à la famille et aux Français“ pour le meurtre de Lyhanna, une fillette de 11 ans, dans le Gers. Le garde des Sceaux a pointé des fautes “individuelles“, évoqué des sanctions et agité ses circulaires comme preuves de sa bonne volonté. En clair, il cherche le fusible à faire sauter.
Deux jours plus tard, 5 000 personnes marchaient en blanc à Fleurance pour Lyhanna. Le suspect est un homme visé par au moins quatre procédures concernant des violences sexuelles sur des mineures, entre 2017 et la disparition de Lyhanna. Jamais auditionné, trois nouvelles plaintes ont été déposées depuis sa mise en examen.
Au sommaire
La mort de Lyhanna n’est pas un dysfonctionnement : c’est le système qui fonctionne
“On vous croit” : la promesse du Chef de l’État en 2021 à l’épreuve du réel
Le système judiciaire : une machine à produire de l’impunité
82 préconisations noyées dans d’autres urgences politiques
Le coût politique du déni : 9,7 milliards d’euros
Depuis deux semaines, la presse révèle les ratés en cascade autour de Jérôme B., principal suspect dans la mort de Lyhanna. L’homme avait déjà fait l’objet d’au moins trois plaintes dont une pour viol sur une fillette de 10 ans déposée en août 2025. Plainte qui a été ballottée cinq mois entre deux parquets avant d’atterrir dans la brigade territoriale de gendarmerie de Lectoure qui n’a effectué en quatre mois qu’un seul acte, une audition complémentaire de la mère de la victime. L’homme n’a jamais été interrogé.
Le récit de l’affaire par le Ministre de la justice révèle une réalité dans laquelle le drame vécu par Lyhanna serait imputable à des maillons d’erreurs humaines dans une chaîne qui, par ailleurs, fonctionnerait. Gérald Darmanin “proposera des sanctions“ au Conseil de la magistrature “si des erreurs individuelles sont mises au jour“.
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) est sans ambiguïté dans son rapport de 2023 : dans 97 % des cas, les pédocriminels ne sont pas condamnés. “C’est un système d’impunité“, écrit-elle noir sur blanc. Le déni dont font l’objet les violences sexuelles faites aux enfants est “ancien, puissant et collectif“. Il ne résulte pas de défaillances individuelles. Il est le fonctionnement normal d’une chaîne institutionnelle qui, à chaque étape, signalement, enquête, classement sans suite, instruction, jugement, conduit au même résultat : l’agresseur reste libre.
En avril 2025, la Cour européenne des droits de l’homme condamnait la France pour la première fois pour le traitement sexiste de plaignantes de viol envers des mineures : stéréotypes de genre à tous les niveaux de la chaîne judiciaire, victimisation secondaire, défaut d’effectivité des procédures. Bien plus que la caractérisation de dysfonctionnements, pour l’une des avocates des victimes ce verdict “met en évidence des pratiques sexistes anciennes, profondément ancrées, à tous les niveaux de la chaîne institutionnelle (première instance, appel, cassation)”.
Lyhanna n’est pas morte d’un raté administratif entre Toulouse et Auch. Elle est morte malgré l’alerte en 2023 du rapport de la CIIVISE. Ce crime sinistre a fait découvrir à une société stupéfaite que ses enfants ne sont pas protégés.
“On vous croit“ : la promesse du Chef de l’État en 2021 à l’épreuve du réel
En novembre 2023, à l’issue de trois années d’enquête, la CIIVISE remettait au gouvernement un volumineux rapport de 755 pages intitulé “Violences sexuelles faites aux enfants : « On vous croit »”. La lettre de mission de la Commission était de mettre en œuvre la promesse du Chef de l’État début 2021 “On vous croit et vous ne serez plus jamais seules”, à savoir recueillir les témoignages des victimes, faire des préconisations de politiques publiques et offrir aux victimes un espace de reconnaissance et de solidarité. Ces travaux sont ainsi le résultat du recueillement et de l’analyse de 30 000 témoignages de victimes de violences sexuelles sur mineur.
Près de cinq millions et demi de personnes (3,9 millions de femmes et 1,5 million d’hommes) ont été confrontées à des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans. Dans huit cas sur dix, l’agresseur est un membre de la famille et les violences commencent en moyenne à 8 ans et demi, 7 ans et demi dans les cas d’inceste. Les auteurs de violence sexuelles sur mineur sont quasi exclusivement des hommes (97%), majeurs (81 % des cas).
Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles en France, soit un enfant toutes les trois minutes. Parmi eux, une infime minorité porte plainte, 19 % dans les cas généraux, 12 % dans les cas d’inceste. Les victimes ne sont guère enclines à se manifester, en 2022, 83 % des affaires ont été classées sans suite, une hausse de 8 points par rapport à 2016. Sur la même période, seule une plainte sur six pour viol sur mineur aboutissait à la condamnation de l’agresseur, une sur dix en cas d’inceste. Résultat : 97 % des pédocriminels ne sont jamais condamnés.
Parmi ceux qui portent plainte, plus de la moitié ne sont jamais mis en sécurité ni orientés vers des soins. Et quand une procédure s’ouvre, 54 % des victimes estiment qu’elles ont eu un impact négatif sur leur parcours de vie.
Le constat qui se dégage de trois ans de travaux est que le problème ne résulte pas de défaillances individuelles. Il est le fonctionnement normalisé d’une chaîne institutionnelle qui conduit à ce que l’auteur des faits reste libre.
En avril 2025, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour le traitement sexiste de plaignantes de viol sur mineures ainsi que sur la « victimisation secondaire » que les victimes ont subi (maltraitance endurée par les victimes durant la procédure judiciaire elle-même). La Cour dénonce ainsi une violence dans la violence : stéréotypes de genre utilisés par des magistrats à tous les niveaux de la chaîne ”décrivant de manière caricaturale et péjorative les faits” avec “des propos culpabilisants, moralisateurs et véhiculant des stéréotypes sexistes propres à décourager la confiance des victimes dans la justice”, des procédures s’étirant sur plus de onze ans dans un cas, l’état psychologique d’une victime dégradé au cours même de l’enquête.
La CEDH ne sanctionnait pas des individus isolés mais des pratiques systémiques, “profondément ancrées”, selon les mots de l’avocate Lorraine Questiaux, “à tous les niveaux de la chaîne institutionnelle : première instance, appel, cassation.“
Dans ce contexte, le père d’Estelle Mouzin, victime du tueur en série Michel Fourniret, a estimé publiquement “surréaliste” que les ministres de la justice et de l’intérieur “semblent découvrir l’existence de dysfonctionnements“.
Le système judiciaire : une machine à produire de l’impunité
La scène se passe à Auch, préfecture du Gers. Quatre plaintes pour viols sur mineurs et deux signalements, dont un pour “comportement inapproprié“ envers une lycéenne, visent le principal suspect, Jérôme B., 41 ans. Une plainte pour viol déposée en août 2025 met 5 mois après son dépot à Toulouse pour arriver au parquet d’Auch et finir à la brigade territoriale de gendarmerie de Lectoure, la plus petite du département. En quatre mois, cette unité effectue une audition complémentaire de la mère de la victime. L’homme n’est pas mis en garde à vue. Lyhanna est enlevée et tuée quelques mois plus tard.
Ce ratage, Darmanin aurait pourtant dû le voir venir. En décembre 2022, alors qu’il était ministre de l’intérieur, il avait lui-même saisi les inspections générales de la justice et de la police pour évaluer le stock de procédures en cours. Le rapport qui lui est remis en juin 2023 est accablant relevant 2,7 millions de dossiers anciens en attente en 2022 alors même que 3,5 millions de nouvelles procédures étaient enregistrées la même année. Les services d’enquête “n’ont plus la capacité de traiter le flux annuel entrant” de plaintes. Le rapport pointe spécifiquement les violences sexuelles sur mineurs où le stock peut “concerner des faits graves d’atteintes aux personnes n’ayant fait l’objet d’aucune investigation depuis plusieurs années, notamment d’agressions sexuelles et de viols, alors que les auteurs présumés étaient identifiés, voire localisés“. La mission recommendait d’augmenter “d’au moins 10 %“ les effectifs dans les services d’investigation, ainsi que les “moyens humains et informatiques” des parquets et des services les plus chargés. Darmanin promet en novembre 2023 devant le Sénat de rendre ce rapport public. Il ne le fera pas et il faut attendre sa publication par Mediapart le 10 juin 2026 pour qu’il soit rendu public.
Profitant du chaos et à la recherche de fusibles pour se protéger, le ministre de la Justice demande des comptes à ses services et enjoint les procureurs à prioriser les dossiers d’infractions sexuelles commises sur enfants “sans préjudice des autres affaires prioritaires”. Mais, pour le Syndicat de la magistrature, “Les responsabilités sont avant tout politiques […]. Il ne suffit pas d’afficher une priorité, il convient de nous donner les moyens de l’exécuter.”
Quant à Macron, le président ne veut “entendre aucun argument de moyens“ concernant le drame Lyhanna. Pourtant, un rapport de la Commission europeenne montre que le France est largement en sous effectif par rapport à la moyenne europeenne. En 2024, la France dénombrait 11,6 juges pour 100.000 habitants alors que la médiane dans l’Union européenne est de 23,4. L’hexagone affiche à peine 3,2 procureurs pour 100 000 habitants contre une médiane européenne de 11,4.
Au parquet d’Auch, chargé de l’affaire Lyhanna, on compte quatre magistrats pour 193 000 habitants, selon Mediapart. Un parquet qui n’a pas les moyens choisit parmi ses urgences, lesquelles traiter en premier. Et ce n’est pas propre au Gers, à Lille, la brigade qui s’occupe des violences intrafamiliales et sexuelles au commissariat central traite 133 procédures par enquêteur. En moyenne, cela fait une journée et demie par an et par dossier. À Nantes en 2024, 500 dossiers étaient en attente d’attribution, avec neuf enquêteurs pour les traiter. “On doit jongler avec le danger de réitération, le danger de mort, évaluer s’il y a urgence ou non. Parfois, on se plante.“ confie le chef de la brigade de protection des mineurs à Ouest-France.
La CIIVISE avait documenté cette réalité dès 2023. Parmi ses 82 préconisations, plusieurs portaient directement sur les moyens humains et matériels : renforcer les moyens des forces de sécurité intérieure (préconisation 47), garantir que les enquêtes pénales soient conduites par des officiers spécialisés (préconisation 36), prioriser le traitement des enquêtes pour violences sexuelles faites aux enfants (préconisation 37) ou encore déployer sur l’ensemble du territoire des unités d’accueil et d’écoute pédiatriques à raison d’une par département (préconisation 39). Deux ans après la remise du rapport, Michèle Créoff, de l’association Face à l’Inceste partenaire de la CIIVISE depuis 2021, résumait la situation :
“Le gouvernement nous a dit un oui de principe pour certaines préconisations, mais il n’y a pas de mise en œuvre.“
Le suivi publié par la CIIVISE elle-même en octobre 2024 confirme le tableau : aucune réponse formelle du gouvernement sur la grande majorité des 82 préconisations. Une situation qui ne s’est guère améliorée depuis, au point que, début 2026, l’association Face à l’Inceste mettait fin à 5 ans de participation aux travaux de la CIIVISE : “La Ciivise est devenue vide de sens.”, selon Solène Podevin-Favre, présidente de l’association Face à l’inceste. Le bilan officiel de mise en œuvre des préconisations était attendu le 8 juin 2026, avant d’être repoussé au 15 juin la veille de l’échéance pour des questions “contraintes d’agenda”. En attendant cet éventuel état des lieux (toujours pas publié le 15 juin 2026 à 10h), la Commission ne peut que demander au gouvernement “de passer à la vitesse supérieure”.
Car en plus des effectifs restreints se pose le problème de la multiplication des priorités. Mediapart rapporte les propos d’un magistrat connaisseur des « sections mineurs » des parquets : “On m’a repris des enquêteurs dans les brigades de protection des familles pour aller faire des opérations “places nettes”. Parce qu’en termes de statistiques et de bâtonnets, il vaut mieux faire des stups et des cambriolages.”
Pour Mediapart, le secrétaire général de la CIIVISE, Denis Roth-Fichet, résume d’une formule : “Trop de priorités tue les priorités.” D’autant plus si les moyens ne suivent pas. Si le chef de l’État ne veut pas “entendre aucun argument de moyens“, Denis Roth-Fichet souléve lui la question en reliant engorgement et manque d’effectif et en notant qu’«[o]n l’a bien fait (ndlr, mettre des effectifs) pour la lutte contre le terrorisme, contre les narcotrafiquants, et encore tout récemment, les moyens déployés pour le match du PSG. Il faut que la protection de l’enfance et la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants soit une vraie priorité.“
La confusion est aggravée par la double tutelle historique de la police judiciaire sous les ordres de la justice et de l’intérieur qui fait que les priorités du parquet ne sont pas forcément alignées avec celles de la hiérarchie policière.
82 préconisations noyées dans d’autres urgences politiques
La CIIVISE ne s’est pas contentée de pointer les manquements. Elle a proposé aussi une transformation profonde de la culture institutionnelle. Son rapport consacre de nombreuses pages à ce qu’elle nomme le déni “ancien, puissant et collectif“ dont font l’objet les violences sexuelles faites aux enfants. Elle y décrit avec précision les mécanismes par lesquels ce déni se reproduit : la théorie de l’enfant menteur, le concept d’aliénation parentale, la présomption d’innocence mal interprétée, les injonctions faites aux victimes à pardonner ou à se réconcilier.
L’affaire Bétharram l’illustre avec une brutalité particulière. Le rapport final de la commission d’enquête parlementaire, publié le 2 juillet 2026, retrace comment près de 250 plaintes couvrant une période allant de 1957 à 2004 ont été ignorées. L’État avait été informé dès 1993 de la condamnation au civil de l’établissement. Des signalements s’étaient succédé pendant des décennies. Des lanceurs d’alerte avaient été attaqués. Des victimes avaient été internées en hôpital psychiatrique après avoir témoigné. François Bayrou, alors ministre de l’Éducation nationale et président du conseil général átait “informé de faits de violences physiques dès 1996 et de faits de violences sexuelles dès 1998“. Pour la plupart des victimes de Bétharram, les faits sont aujourd’hui prescrits et il n’y aura pas de réparation judiciaire.
Une affaire emblématique de la chape de plomb qui pèse sur les victimes et rend toute parole quasi impossible. La CIIVISE rejète ainsi la faute du déni des violences sexuelles sur mineurs sur la société des adultes qui se demande « pourquoi les victimes n’ont-elles pas parlé plus tôt ? » plutôt que « Pourquoi attendons-nous si longtemps pour autoriser les victimes à parler ?». Pour la CIIVISE, ce déni est une stratégie collective. La commission lui a même donné un nom, emprunté au philosophe Marc Crépon : “le consentement meurtrier passif“. La société sait mais choisit de ne pas voir. Ce qu’elle économise en refusant de protéger les enfants, elle le paie au centuple en soins psychiatriques, en incapacités professionnelles, en vies brisées.
Le coût politique du déni : 9,7 milliards d’euros
Depuis le Monténégro, Emmanuel Macron a posé le cadre dès le lendemain de la découverte du corps de Lyhanna. “Je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire.” La formule transforme une question politique en faute morale, car parler de budget quand un enfant est mort, c’est indécent. Pourtant, c’est précisément ce que la CIIVISE demandait depuis trois ans et que l’exécutif a systématiquement refusé d’entendre.
“Ce que l’on nous dit, c’est qu’il n’y a pas de moyens. Mais un enfant violé, le psychotrauma qui dure toute sa vie, ça ne coûte pas cher?”, interroge Mme Le Men Regnier de la CIIVISE.
La CIVVISE a chiffré le coût annuel du déni à près de dix milliards d’euros. Dont un peu moins de sept milliards correspondent aux seules conséquences à long terme sur la santé des victimes : soins psychiatriques, incapacités professionnelles, vies entières restructurées autour d’un trauma non traité. Pour convaincre les comptables du budget, la commission en tirait la conclusion simple que mettre en œuvre ses 82 préconisations coûterait moins cher que de ne rien faire.
Face à ce chiffre, la réponse de l’exécutif a été constante : prioriser sans financer. Darmanin a brandi ses trois circulaires sur TF1 comme preuves de son engagement. Les violences faites aux personnes sont une “priorité d’action“, mais en deuxième position, après “la lutte contre les organisations criminelles et le narcotrafic”. Et la liste de ce qui est « secondairement prioritaire » s’avère à rallonge. Les violences sur femmes et enfants y côtoient les actes antisémites, antichrétiens et antimusulmans, l’apologie du terrorisme, le séparatisme, les violences contre les élus. Comme l’exprimait le secrétaire général de la CIIVISE, “Trop de priorités tue les priorités“.
Le budget alloué à la CIIVISE elle-même en est une illustration. Après avoir tenté de la supprimer fin 2023, le gouvernement a finalement maintenu la commission mais en réduisant son budget de moitié et en écartant son coprésident, le juge Édouard Durand, figure emblématique de la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs. On garde la commission. On la vide de sa substance. On peut continuer à se prévaloir de son existence sans avoir à mettre en œuvre ses conclusions.
Le meurtre de Lyhanna a provoqué une réunion de crise à Matignon. Le ministre des Comptes publics y était convoqué aux côtés des ministres de la Justice et de l’Intérieur. Pour le moment rien sur les moyens, juste quelques rustines. À Fleurance, le maire Grégory Bobbato l’a dit devant 5 000 personnes en blanc : “Cette famille vaut mieux qu’une énième enquête administrative, qu’une circulaire ou qu’une indignation de façade. Il s’agit d’agir. Nous attendons des actes et des lois, au-delà de la palabre ministérielle.“



J'ai entendu ce matin que des sanctions ont été prises contre deux gendarmes et un magistrat
Les vrais responsables sont aux sommet de l'état.
Qui est supposé "gouverner" ce pays ???? C'est à dire qui structure et donne les moyens de faire correctement son travail ????? Réponse: le système politique, président et ministres donc les VRAIS RESPONSABLES sont dans notre système d'état .... largement défaillant.
Avez vous déjà vu un politique responsable de ses actes ???? NON ce sont toujours les autres, le génie politique est intouchable .... valable pour: la justice, l'enseignement, la recherche et la santé.